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Portrait de la tribu : Francofil

Le 16 juillet 1984, le 1er brevet sur la « fabrication additive » est déposé par trois français. Depuis, la technologie n’a cessé de se développer, avec une forte progression depuis les années 2010.

Si les premières évolutions de l’impression 3D ont d’abord été réalisées sur les imprimantes, il est aujourd’hui nécessaire de faire évoluer les matériaux utilisés, dans une démarche écoresponsable.

Créée et labellisée CCI VIKin_ en 2017, Francofil a voulu répondre à cette problématique. On trouve aujourd’hui à leur catalogue des filaments pour imprimante 3D à base de blé, café ou encore de coquilles de moules, huîtres ou coquilles saint jacques. Des produits qualitatifs que Francofil propose également pour la bonne cause en développant un partenariat avec e-Nable France qui réunit et met en relation les personnes ayant besoin d’un appareil (essentiellement des enfants ayant besoin d'une prothèse de membre supérieur) avec les personnes en mesure de le fabriquer en 3D.

A quelques jours de leurs premières portes ouvertes, nous vous proposons le portrait de Florent Port, créateur de la startup Francofil, qui a su mettre ses compétences techniques en plasturgie au service du développement sur-mesure pour les industriels.

Bannière coproduit Francofil CCIVIKin

Qu’est-ce qui t'as amené à créer Francofil ?

J’ai toujours eu la volonté de créer une entreprise, d’être indépendant et connaître la vie de chef d’entreprise. Ingénieur en plasturgie de formation, j’étais attiré par la polyvalence nécessaire à la création d’entreprise.

Lorsque mon ancien employeur SIDEL a mis en place un plan de départ volontaire, j’y ai vu une opportunité de sauter le pas.

Pourquoi le domaine de l’impression 3D par filaments plastiques ? C’est un domaine que je maîtrise. Il y avait peu de concurrence technique dans la fabrication des filaments alors que le milieu est en plein développement.

 

Bobine Francofil CCIVIKinEn quelques mots, en quoi consiste ton projet ?

Mon projet initial est de concevoir et produire des filaments destinés à l’impression 3D. Nous pouvons produire sur mesure de petites ou grandes quantités. Cela nous permet de répondre à des commandes à façon, notamment pour les industriels, selon des cahiers des charges précis.

Nous avons développé une gamme 100 % bio-sourcée avec revalorisation de déchet pour travailler la texture possible et le rendu à l’usage. Nous proposons également une gamme de filaments métallisés, particulièrement adaptée pour le prototypage.

 

Quelle est l’ambition de ton projet ?

Être la référence des fournisseurs de filaments 3D sur le marché français !

 

Aurais-tu un conseil pour ceux qui souhaitent innover sur notre territoire ?

Le premier conseil est simple : Il faut y aller ! Osez-vous lancer !

Nous travaillons sur un territoire riche, tout y est présent : la logistique, les grands axes de circulation, le carrefour de 3 grandes villes et un écosystème dynamique.

 

PLA Blé Francofil CCIVIKin

Quelle a été ta meilleure décision professionnelle ?

Ma meilleure décision a été de me lancer. Ça m’a permis de sortir de la spécialisation, de devenir multitâche. Le métier de chef d’entreprise mobilise toutes les compétences, c’est passionnant et très formateur !

 

Et quel est ton principal regret professionnel ?

C’est peut –être de ne pas l’avoir fait plus tôt, mais la vie est faîte d’opportunités qu’il faut savoir saisir.

Plus récemment, je regrette de n’avoir pas été plus tôt vers les Business Angels pour faire une levée de fonds. Mon développement en aurait sûrement été facilité.

 

Que dire sur l’accompagnement CCI VIKin_ ?

CCI VIKin_ ? En quelques mots, c’est un accompagnement sur mesure, une réelle opportunité offerte par la CCI Seine Estuaire, et qui n’est pas présente sur chaque territoire.

Un conseil ? Aller voir Josée ;)

 

Remise chèque Francofil CCIVIKin

 

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